LES TROUBLES ANXIEUX

LES TROUBLES ANXIEUX

Qui de nous n’a pas déjà ressenti de l’anxiété dans un moment ou un autre de sa vie, comme la veille d’un examen, une entrevue d’embauche, un mariage ou l’arrivée d’un enfant ; c’est tout à fait normal et même vital.

Très souvent cette anxiété prend fin dès que le facteur de stress disparait et que tout rentre dans l’ordre. L’abus de caféine, alcool et autres drogues stimulantes peuvent également être des facteurs déclenchant. Les femmes sont deux fois plus affectées que les hommes, et près d’un individu sur trois souffrira d’au moins un trouble anxieux dans sa vie.

L’anxiété devient pathologique lorsque la personne n’est plus en mesure de fonctionner normalement que ce soit à la maison, école, travail et dans la vie sociale. C’est souvent à ce stade-ci que les patients vont consulter. Elle peut se manifester par des symptômes physiques tels que la fatigue, étourdissements, oppression à la poitrine, engourdissements, picotements, troubles  du sommeil, et bouffées de chaleur, ainsi que des symptômes psychologiques comme la diminution de la concentration, et des préoccupations récurrentes.

On identifie plusieurs syndromes anxieux : L’anxiété généralisée, l’anxiété sociale, qui est le  trouble le plus fréquent, le trouble panique avec ou sans agoraphobie, la phobie spécifique, le trouble obsessionnel-compulsif, l’obsession d’une dysmorphie corporelle, le trouble de ramassage compulsif, la trichotillomanie (les patients s’arrachent les cheveux), la dermatillomanie (les patients s’infligent des lésions cutanées, et s’excorient la peau), l’état de stress post-traumatique et finalement le trouble d’adaptation.

Heureusement, il existe des traitements efficaces chez la majorité des personnes qui en souffrent, tout d’abord l’exercice physique régulier, et une alimentation équilibrée sont primordiaux, l’arrêt du tabac, alcool et toute substance stimulante. Ensuite, une thérapie cognitivo-comportementale jumelée ou non à des médicaments antidépresseurs/anxiolytiques.

            N’hésitez pas à consulter votre médecin de famille pour un diagnostic précis qui éliminera des affections physiques :  anémie, hypo ou hyperthyroidie …et qui permettra d’investiguer une dépression ou dysthymie qui peuvent être des comorbidités ; ainsi qu’une prise en charge individuelle et un suivi régulier.

Dre Kahina Tala Ighil, médecin de famille